Patriote

Hymne à la France

« Fille aînée de l’Eglise, la Patrie de Saint Vincent de Paul et du Père de Foucauld devrait, dans l’œuvre missionnaire, montrer le chemin

Ce que le Progrès doit à la France. Ce que le Monde a reçu de la France catholique, j’ai essayé de vous le résumer.

L’heure viendra, que nous souhaitons prochaine, où sur tant de malheurs, de ruines et de deuils, il faudra rebâtir le monde et, après tant de sang et d’agonies, redonner aux hommes le goût et le moyen de vivre

La France aura alors à dire des mots libérateurs, à montrer une fois de plus les chemins de lumière et de paix,

Parce que ses héros furent des saints et des savants, qui du sol de notre Patrie appartiennent aujourd’hui à l’humanité toute entière

Parce que dans le malheur qui l’accable, fière de son histoire, digne de son destin, la France demeure, « La seconde Patrie de tous les Hommes »

Français,

Ce pays tant aimé est votre Patrie,

Ces héros, ces saintes et ces saints,

Ces apôtres et ces missionnaires sont vos compatriotes

Leur « geste » sublime, c’est votre Histoire

Français, soyez dignes de la France ! »

Raoul Follereau


Voici la copie d’un élève de classe de 3ème en 1976, lauréat national dans un concours.  Le sujet était : Que signifie pour vous le mot Patrie?

 » Étranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l’honores, c’est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c’est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c’est cet héritage intellectuel qu’ils m’ont laissé pour le transmettre à mon tour. Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d’Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d’Avallon, l’élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l’épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N’oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Génissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté. Mais si la France, ma patrie, n’était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l’excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l’humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France. Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m’avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices ! Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu’ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d’une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d’Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d’Arc à la petite Thérèse, de l’épopée de l’une à la vie si simple de l’autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d’entre elles, s’est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France ! Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j’aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu’elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j’ai au cœur soit aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu’un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C’est en grandissant lui-même qu’il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain. La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l’aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m’appauvrir de ce don, je m’enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l’abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre. « 


« La France force l’attention non seulement sous les aspects légers de l’existence mais aussi parce que nulle part on a tenté tant d’expériences politiques intéressant toute la race humaine, nulle part on a sacrifié temps de vie et de trésor en essayant la solution de tel problème « 

JEC Bodley (Londres 1989)


« Et pour cela, continuer l’œuvre. La route s’appelle idéal, abnégation, travail, sacrifice. Elle est rude parfois, douloureuse souvent. Mais l’espoir des hommes fera à nos efforts un exaltant cortège, qui répètent avec le poète Gabriele d’Anunzio : France, France, sans toi le monde serait seul » 

Raoul Follereau


 « Nous savons que la patrie demeure intacte tant que subsiste l’amour de ses enfants pour elle. Cet amour n’a jamais eu plus de ferveur ; la terre de France n’est pas moins riche de promesses que de gloire »

Maréchal Pétain


« Moi je ne connais qu’une France, celle de toujours, dont l’âme persiste à travers les vicissitudes depuis la profondeur des siècles jusqu’à nos jours »

Maréchal Lyautey


« La Providence a donné à la nation française deux instruments et pour ainsi dire, deux bras avec lesquels elle remue le monde : sa langue et l’esprit de prosélytisme qui forme l’essence de son caractère ; en sorte qu’elle a constamment le pouvoir et le besoin d’influencer les hommes. La puissance, j’ai presque dit la monarchie de la langue française est visible : on peut tout au plus faire semblant d’en douter. Quant à l’esprit de prosélytisme, il est connu comme le soleil : depuis la marchande des modes jusqu’au philosophe, c’est la partie saillante du caractère national » Joseph de Maistre


« La langue française possède un caractère d’universalité et de perfection qui lui garde son rôle primordial dans l’évolution intellectuelle, ainsi que dans l’affinement de la sensibilité humaine. Saluons la pure gloire du Verbe français qui a eu toutes les audaces, en réalisant à chaque fois tous les équilibres, ce verbe, un des ferments puissants qui lèvent l’esprit du Monde. »

Albert Ier, roi des Belges 


« La langue française représente la pensée peut-être la plus brillante en Europe, elle incarne les conceptions sociales dans leur idéalisme chevaleresque et parfois candide, les plus hautes et les plus généreuses. Elle est un dépôt cristallisé de quinze siècles de culture générale intense, de cinq siècles de littérature classique. Elle est un style de langage clair, simple, harmonieux, nuancé, travaillé, ajusté, élégant. Elle est d’une poésie radieuse et solide. Elle est, Messieurs, qu’on me pardonne je le dis, du reste sans le moindre esprit usurpateur, elle est Sa Majesté la Langue Française »

Son Eminence le Cardinal VILLENEUVE, archevêque de Québec (discours prononcé en 1938, devant les membres de la Société Historique Franco-Américaine de Boston)


« Les mathématiciens français, sont unanimement appréciés et admirés dans le monde entier. Il y’a une espèce de royauté française dans les mathématiques qui s’est maintenue à travers les siècles. Il est évident que cela est dû, en premier lieu, au génie des créateurs. »

Pierre SERGESCU, savant roumain


 

« La bonne cuisine française, les bons vins de chez nous sont à leur façon – qui n’est pas négligeable- nos ambassadeurs et les témoins de notre génie si divers. La terre de France produit tant et de si bonnes choses ! Et les français ont un tel talent de les transformer, accommoder, préparer et parer qu’il y a une véritable royauté de la cuisine française. Et c’est peut-être un peu parce qu’on y mange non pas beaucoup, mais bien, qu’on y aime davantage les têtes bien faites que bien pleines, et qu’on y peu penser de si diverses et attrayantes manières. »

Raoul Follereau