ETRE UNE STAR

Aujourd’hui, être une star – une étoile dans les ténèbres de la galaxie – est un rêve, un fantasme pour le commun des mortels.  Il y a les stars et il y a le peuple. Et au dessus, une hyperclasse, les élites qui demeurent dans l’ombre, les éminence grises. 

Par définition une star brille mais n’éclaire pas forcément.  Elle est là pour elle-même et pour briller à travers l’écran ou sur le tapis rouge. Elle est là pour influencer les esprits et les comportements pour le meilleur et pour le pire.

Comment devenir une star ? Il existe des incubateurs de stars où on est formé à briller par un talent particulier. La Star Academy par exemple. Pour acquérir ce statut officieux, il faut surprendre, être disruptif et divertir un public significatif, cela grâce aux médias. 

La durée de vie d’une star est très variable. Elle va de quelques mois, pour les étoiles filantes à plusieurs décennies. Certaines passent même à la postérité. On parle aussi de superstar pour celle dont la célébrité dépasse le domaine de compétence. Mais hélas, les stars sont aujourd’hui de plus en plus en plus nombreuses et éphémères avec les médias et les réseaux sociaux, qui accélèrent l’information et les font mousser. 

Autrefois les stars n’existaient pas ou on ne cherchait pas à l’être car le concept n’existait pas et qu’on ne vivait pas dans une société de l’instant et dans l’ère numérique. Dans la chrétienté on recherchait la sainteté où on pouvait être reconnu comme tel après la mort. On parlait d’héroïsme pour celles et ceux qui s’illustraient au péril de leur vie. Pour la star il n’en n’est pas question. Le héros peut être associé au champion. Les deux accomplissent un exploit mais la démarche est différente : le premier par don de soi, le second pour soi. 

Savant, artiste, officier, et prêtre étaient de bons moyens pour laisser son empreinte sur la terre et cela pouvait conduire à l’héroïsme, la sainteté. Aujourd’hui, chanteur, acteur, sportif professionnel sont peut-être les moyens les plus prisés pour être une star et dans le meilleur des cas laisser son empreinte.

On peut donc distinguer le peuple extrêmement disparate, dont les membres ne sont pas célèbres, la classe dirigeante, dont les membres influencent sans être forcément connus, le monstre sacré, sorte de superstar haut de gamme, très célèbre en son temps et qui entrera dans la postérité pour ses œuvres.  Et la star, produit marketing qui n’apporte pas forcément autant à la société qu’un agriculteur, homme de la terre, du peuple. La star tombera probablement dans l’oubli avant le héros, ou le saint, s’il se contente seulement de divertir et d’être clinquant. 

Gabor

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