COVID 19, UNE GESTION INJUSTE DE L’ETAT

Avec la crise sanitaire du Covid 19, l’Etat détruit la fraternité et augmente la discrimination. Oui. C’est pourtant le comble pour une République dont la devise est « liberté, égalité, fraternité », et qui prétend lutter contre les discriminations.

Il a fallu une petite pandémie pour que l’Etat crée une société distancielle et normalise le télétravail, une salutation par les coudes, l’isolement en cas de suspicion du « covid » si on est cas contact, c’est-à-dire qu’on a côtoyé quelqu’un testé positif. Alors quand on sait que la fiabilité des tests laisse à désirer, cela signifie que l’isolement repose sur des sables mouvants.

C’est-à-dire que le principe de précaution a isolé les gens, alors qu’il y’avait déjà une grave crise sociale avec 9,3 millions de pauvres[1], en 2018, 300 000 SDF fin 2020[2], d’après la Fondation Abbé Pierre, un des plus forts taux de suicide [3]d’Europe (9000), selon France 24. C’est-à-dire que pour des résultats courts-termistes, l’Etat a préféré endiguer une épidémie en enfermant les gens, le peuple, quel que soit la zone, quel que soit le segment de population, en laissant passer les immigrés. Oui, car les situations d’urgence ne s’appliquent pas au sacro-saint Espace Schengen. En fait le coût humain occasionné par les restrictions est accablant : un million de pauvres supplémentaires fin 2020[4], selon plusieurs associations et 12 millions estimés début 2022[5], 628 000 chômeurs de plus au 3ème trimestre 2020 selon le BIT[6], 730 000 destructions d’emploi selon l’INSEE rien qu’en 2021[7].

Pourtant jamais dans l’histoire de la France en tout cas, il n’y avait eu de confinement. Jamais dans l’histoire, les cultes n’avaient été interdits. Il a fallu une forte lever de bouclier pour que le Conseil Constitutionnel autorise à nouveau les cultes. Le dernier couvre-feu, lui, remontait à l’an 40.                        Jamais dans l’histoire, la population et en particulier les bien-portants n’avaient eu à mettre  un slip ou une muselière sur le visage. Un masque qui couvre la moitié du visage et qui gêne la respiration.  (pour lutter contre un virus qui provoque lui-même des troubles respiratoires). Un masque dont l’efficacité face au Sarscov 2 n’a jamais été prouvée. Un masque qui peut devenir très vite un bouillon de culture, un vivier de bactéries. Un masque qui anonymise les personnes et transforme parfois leur visage. Tout cela en nous faisant croire que c’est pour notre bien, et celui de tous, à coup de propagande.

Alors qu’avec la crise sanitaire, le principe de précaution est appliqué, qu’en est-il avec la menace du terrorisme islamiste ? Certes un plan vigie-pirate a été déployé avec des dispositifs policiers renforcés, des accès bloqués autour de certains sites touristiques. Mais il n’a jamais été question de couvre-feu ou de confinement, encore moins de fermeture des frontières. Alors pourquoi cette-fois on sacrifierait l’économie, la vie sociale, culturelle, la France ?

Par ailleurs, alors que pendant les confinements, les transports en commun étaient combles, alors qu’étaient ouverts, les grandes surfaces, les chaînes de restaurations rapides, également parées pour livrer face au couvre-feu, les indépendants et les commerces de bouches étaient considérés comme non-essentiels et se voyaient fermées. Encore un moyen trouvé par l’Etat pour créer des divisions, et susciter du ressentiment, encore une manière de fragiliser et rendre dépendant ce qui est indépendant. Plutôt que d’investir notre argent, et son temps dans le régalien, l’Etat s’immisce encore dans la vie des personnes, professionnels comme particuliers.

Ainsi la loi du plus fort était de mise comme l’expliquait si bien Jean de la Fontaine. Mais cette fois, ce n’est pas seulement la faute à la loi du marché, mais à l’Etat qui a fait du favoritisme. Ce n’est pas l’agneau qui était aidé mais le loup.

Toujours dans la famille des discriminations, le confinement a été une épreuve tout particulièrement pour les étudiants se retrouvant seul face à leur cours, voire même pour beaucoup dans leur logement ; les personnes âgées en EHPAD et maisons de retraite se retrouvant sans visite et à mourir de chagrin ; pour ceux ayant des faibles revenus, se retrouvant enfermés entre quatre murs, sans pied à terre, sans carré d’herbe fraîche. Quant à l’aide alimentaire apporté par les associations, elle a explosée.

Nous ne parlerons de la manipulation médiatique pendant cette crise : matraquage, travestissement de l’information, dictature des chiffres, occultation des faits, cela ferait l’objet d’un article ou plutôt d’un livre. Nous n’épiloguerons pas sur la gestion matérielle de la crise au niveau des masques, des tests, des lits d’hospitalisation et de réanimation. La coupe déborderait.

Ainsi l’Etat a pris des décisions pour enrayer l’épidémie selon une logique court-termiste, du « quoi qu’il en coûte. » Il a choisi le principe de précaution sur le seul plan sanitaire, reléguant au second plan tout ce qui fait la vie. Il a ainsi engendré des retombées négatives qui dureront peut-être des décennies, mais l’Etat se félicite de sa gestion, de revenir à une vie normale. C’est cela, des pompiers pyromanes, qui se font passer pour des sauveurs d’une situation à laquelle ils ont contribué. Au nom du risque sanitaire aujourd’hui, du risque environnemental demain, l’Etat aura toujours une bonne raison pour réduire nos libertés.

Gabor, 10 juillet 2021


[1] Grégoire Sauvage« Après le Covid-19, le spectre d’une épidémie de suicides en France ? », 24.

[2] Léah Boukobza, « La crise du Covid-19 aggrave l’isolement social des personnes SDF ».

[3] Grégoire Sauvage « Après le Covid-19, le spectre d’une épidémie de suicides en France ? », 2021-02-24

[4] « Dépression, suicide », Journal L’Union, 2020-11-06

[5] Denis Lapalus, « Pauvreté 2021 », Guide Epargne,  2021-07-13

[6] Sébastie Mastrandreas, « Covid : quatre chiffres choc sur l’emploi en France | Les Echos »,  2021-07-24

[7] « Dépression, suicide », Journal L’Union, 2020-11-06

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