COMMÉMORATION DES 150 ANS DE LA COMMUNE

Le samedi 29 mai, était commémoré les 150 ans du martyr de la rue Haxo à Paris. Trente religieux otages des Communards ont été exécutés, massacrés. Un pèlerinage prévu pour l’occasion se déroulait de l’ancienne prison de la Roquette  à l’Église Notre Dame des Otages. Dans le même temps, les Communards ont célébré cet événement de manière artistique et intellectuelle : avec une fanfare en certains endroits et des enseignements à d’autres, notamment à côté de l’Église Notre-Dame de la Croix.

C’est là que les Communards ont été rejoint par des policiers. Pourquoi, je l’ignore. Avaient-ils l’autorisation de manifester ? Les Communards ont alors chanté fièrement leurs chansons traditionnelles pour provoquer les policiers et assumer leur identité. La police et les CRS sont ainsi arrivé en nombre, les bombes lacrymogènes prêtent à l’emploi.
D’autres Communards, dits « antifas » se sont tout simplement autorisés à pourrir la commémoration des catholiques. Ils ont pris les étendards et ont frappé leurs propriétaires, avec. Et c’est sans compter les badauds dans la rue ou aux terrasses qui, criaient « A bas les Versaillais », injuriaient les pèlerins et maudissaient les symboles religieux, sûrs de leur droit au blasphème.                                                                        

Dépassée les agents de sécurité du diocèse et l’unique policier n’ont pu contenir tous les assauts et le cortège de catholiques a dû se réfugier dans l’Église Notre-Dame de la Croix pour la suite de l’évènement. Dans cet embrouillamini, il était difficile de distinguer les différentes factions : les « antifas » venus pour en découdre et les « chacals », présents sur place, qui profitaient de leur présence pour renchérir.                

La célébration s’est ensuite déroulée comme il se doit, sans trouble-fêtes, dans la paix et le recueillement, tournant et invitant les fidèles à l’espérance.
La police venue en renforts a enfin de compte demandé à ce que la sortie se fasse de manière échelonnée et que les pèlerins dissimulent leurs signes religieux ostentatoires.
Ainsi l’état se plie devant des fascistes qui ne supportent pas, intimident et brutalisent les catholiques. Pourtant, le ministre de l’Intérieur a déclaré publiquement dans la foulée que les religions avaient droit de cité dans l’espace public. Les paroles et les actes sont quelque peu déconnectés. Mais nous ne sommes pas à un mensonge près de la part de l’État.


Il est ahurissant que ceux qui commémorent la persécution des martyrs victimes des Communards, soient 150 après persécutés, et ce même par le grand public.
Et pourtant ceux sont les catholiques pris pour des intégristes – alors que c’était organisé par le diocèse de Paris – qui sont traités de fascistes, car ils arborent des bannières et prient dans la rue.  Mais qui sont les vrais fascistes ? On se demande.
Une de mes interlocutrices qui passait devant le point chaud de la manifestation les a même assimilés au Ku Klux Klan après avoir crié « à mort les catholiques ». Véridique. Mais elle s’est excusée pour cet appel au meurtre banalisé.
Une autre passante me dit qu’ils font un acte politique, car ils manifestent dans la rue, en ajoutant que les séparatistes ceux sont eux.

Un agglomérat d’amalgames, de raccourcis et d’apriori sont mis sur la table par ceux qui revendiquent la tolérance, l’ouverture d’esprit. C’est le comble.

Gabor

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