LIBERTE D’EXPRESSION ARBITRAIRE

Aujourd’hui de nombreuses luttes sont engagées pour protéger les minorités en France, et plus largement en Occident.

La lutte contre l’islamophobie, la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie étant particulièrement importante et médiatisée. Celle contre le racisme et la xénophobie sont actives depuis les années 80 [1]avec l’élection de Mitterrand, à travers des associations telles que SOS Racisme et la LICRA qui œuvre également contre l’antisémitisme à l’instar de la Ligue Anti-diffamation, déjà depuis les années 70[2]. Celle contre l’islamophobie est menée à partir des années 2000 par des mouvements tels que le Collectif contre l’Islamophobie[3], dissoute récemment. Celles contre l’homophobie est menée par les associations LGBTQ depuis les années 70 également. [4]

Ces causes sont soutenues par la gauche qui a pris sous son aile des nouveaux publics autres que les ouvriers : les musulmans, les étrangers, les homosexuels. Aujourd’hui, les associations revendicatrices, sont très écoutée par le pouvoir, car elles ont de forts moyens de pression.

Ces néologismes, islamophobie, xénophobie, homophobie, ainsi que les termes de racisme, et d’antisémitisme sont utilisés à tour de bras pour mettre à l’index, criminaliser ceux qui ne sont pas au diapason de la pensée unique. Mise en garde sur les menaces ou incohérences de l’islam ? Islamophobie. Critique sur la politique migratoire ? Xénophobie. Si l’on regarde le vrai sens du mot, ce n’est plus seulement un délit d’opinion, mais un délit d’émotion ! C’est absurde. Ces termes sont donc décalés par rapport au sens qu’on leur donne, à moins que la répression aille même jusqu’à nos émotions.

Derrière l’appareil judiciaire est actif pour engager des poursuites contre ceux qui osent dire un mot de travers sur l’immigration, l’islam, l’homosexualité ou plutôt l’homosexualisme : promotion des pratiques et identités autres que l’hétérosexualité.

Plutôt que de défendre la majorité, le système défend certaines minorités triées sur le volet pas plus victimes que d’autres minorités ou que la majorité. Qui des personnes handicapées, à la rue, des catholiques ?

Parallèlement, les chiens de garde de la bien-pensance n’aboient pas quand le christianisme est traîné dans la boue. Effectivement, en France, et même plus largement dans le monde, le christianisme est extrêmement attaqué.                                                                                            Les médias dominants ne parlent pas lorsqu’un cimetière est profané, ou qu’une église est vandalisée. Où sont les arbitres autoproclamés de la liberté d’expression lorsque le nom de Dieu, la personne de Jésus ou son image est blasphémé à l’écrit ou par des œuvres « d’art » comme ce fut le cas avec la photographie « Piss Christ », la pièce de théâtre où il fallait envoyer des tomates sur l’image de Jésus, les films qui ricanent sur l’Eucharistie, ou qui travestissent Jésus.

Où est la tolérance tant prônée par les tenants de la société, dans la culture ambiante, ou le simple respect pour une religion et ses fidèles ?

Il est vrai que les critiques peuvent avoir des formes très différentes : elles peuvent être d’ordre rationnel en traitant le fond ou émotionnel en exprimant des sentiments négatifs légitimes, mais également sur le ton de l’ironie, du sarcasme pour provoquer, décrédibiliser, humilier. C’est là où le bât blesse.

Quand y aura-t-il une cohérence dans le traitement médiatique et judiciaire de ces cas ?

J’ai plusieurs éléments de réponse.

Le premier est que dès que l’islam est attaqué ne serait-ce que rationnellement, il y a un déchaînement de violence sur les réseaux sociaux, une multitude de menaces de morts…. Cela fait donc pression sur le pouvoir.

Le second est qu’il y a un réseau d’association LGBTQ extrêmement puissant avec d’énormes moyens financiers. Beaucoup parlent d’un lobby. Tentaculaire, il influence les médias, le monde de la culture et peut traîner en justice quiconque le met en cause.

Le troisième est que les ONG et associations immigrationnistes, décolonialistes ou dites antiracistes au sein d’un réseau bien huilé, font du lavage de cerveau à leurs bénéficiaires et ont d’énormes moyens financiers grâce à certains philanthropes malveillants.

Le quatrième est que le catholicisme ne bénéficie pas de toutes ces protections, ces garde-fous et son Église n’encourage pas le ressentiment, la vengeance. D’autant que le catholicisme incarne une ligne de conduite et des valeurs aux antipodes de l’esprit de la société, coupée de ses repères et qui a fait voler en éclat la morale. Ce catholicisme est une digue encombrante face aux idéologies mortifères et face à la société de marché.

L’arbitraire du système en a décidé ainsi : les différentes opinions, déclarations ne sont pas logées à la même enseigne.

Ainsi le déchaînement est permis dans un cas particulier et l’autocensure doit être de mise dans certains cas, au risque d’être foudroyé sur place.

[1] « Préparation », SOS Racisme Wikipédia, 2021-05-14

[2] Finkelstein, Norman. Beyond Chutzpah: On the Misuse of Anti-Semitism and the Abuse of History, University of California Press, 2005, p. 21-22.

[3] « Introduction », Islamophobie Wikipédia, 2021-05-28

[4] « Lutte contre l’Homophobie », Homophobie Wikipédia, 2021-05-07.

Gabor

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