FRANCE, DE(CON)STRUCTION EN COURS

Il y a 1500 ans, la France est née. Sa construction a durée plus de mille ans. Ses illustres dirigeants se sont évertués à créer une France puissante, prospère et juste ; à générer un sentiment national, à développer une unité, en se défendant contre l’envahisseur et contre ses diviseurs, pour demeurer à travers les âges.

Sur ce chemin de construction, tant d’hommes se sont sacrifiés en héros ou en martyrs, tant de génies français, de saints et de missionnaires sont nés et ont été pénétrés de l’esprit français, pour servir et germer à travers le monde. Servir et non pas se servir. Comme disait l’immense Raoul Follereau ”Servir les destins Glorieux et doux de la Patrie et la Cause Sacrée des Hommes”.            

 Ce service est d’abord caractérisé par un génie créatif qui a donné lieu à une multitude d’inventions révolutionnaires non sanglantes, qui ont essaimé à travers le monde et persistent encore aujourd’hui pour nombre d’entre elles : aussi bien les inventions techniques que médicales. Une pléthore d’oeuvres d’art, architecturales, picturales, rayonnent à travers le monde. Une multitude d’écrivains et de penseurs ont leur nom mondialement célèbre pour leur plume, leur créativité, et leur audace. Une multitude de congrégations religieuses et d’oeuvres missionnaires, à travers le monde sont françaises : la moitié. Car le service de l’autre en tant que personne, est l’autre pilier du service, la charité, qui est la plus grande des vertus. Ce don de soi pour les autres par amour de Dieu était unanimement honoré sur terre avant d’être récompensée dans les Cieux. Ce n’est pas un mythe naïf. Si les ecclésiastiques la pratiquaient auprès des démunis, des paroissiens et des écoliers, les nobles en usaient aussi, du chevalier au roi.

Mais les choses ont bien changé depuis.

Le service, pourtant pilier de notre civilisation, est devenu synonyme d’abaissement et d’humiliation et l’égoïsme ne se dissimule plus comme une tare mais se glorifie comme un principe et comme la vertu des forts, la seule vertu.” Comme disait le père Sevin.  Cela se nourrit du matérialisme athée, caractérisé par la société de consommation. Toutefois, il existe de nombreuses initiatives pour aider les nécessiteux, selon une démarche altruiste ou philanthropique, et non pas charitable : l’altruisme est le don de son temps sans amour, le second de son argent. On donne par compassion, pour avoir de l’impact ou avoir bonne conscience, sans vraiment s’engager.

Aujourd’hui l’entreprise de déconstruction et de division est à son comble au sein de la France.  

Il y’a bien sûr la déconstruction de nos dirigeants, qui se servent pour beaucoup de l’Etat comme marchepied pour assouvir leurs ambitions personnelles. Ils relèguent l’intérêt de la nation, du peuple, le Bien Commun à leurs propres intérêts, à ceux des personnes qui les soutiennent et à qui ils doivent rendre des comptes. Ils se plient aux groupes de pressions (industries ou lobby) et aux idéologies dominantes, qui parcourent et empoisonnent l’industrie du divertissement, les médias, et les milieux universitaires : culture, communication, éducation. L’influence du milieu culturel et médiatique sur la société est aussi significatif, menant ainsi à sa décadence et à sa manipulation. C’est sans compter aussi sur le réseau d’ONG idéologiques, partisanes d’une société ouverte menant au chaos, en contournant les lois étatiques, et biberonnées d’argent public, ou de philanthropes sans scrupules. Toute cette manœuvre est orchestrée par le milieu de la haute finance internationale qui alimente copieusement tous ses relais de pouvoir avec de l’argent plus ou moins réel. En somme la haute clique politique, culturelle, financière, et des ONG déconstruit sournoisement sur le dos du peuple.

Cette déconstruction trouve un écho dans la destruction physique qui a pignon sur rue ! Elle n’avance pas masquée même si les médias tendent à l’occulter. Outre le terrorisme islamique galopant, la violence gratuite ou très bon marché, jusqu’au meurtre, peut toucher n’importe qui et n’importe où. Des jeunes hors-sol passent à tabac des personnes gratuitement, souvent en meute, pour se sentir fort, pour leur subtiliser leur téléphone, à cause d’un regard de travers ou de leur couleur de peau par exemple. Cela va jusqu’à s’en prendre sauvagement aux personnes dépositaires de l’autorité publique comme les gendarmes, les policiers et même les maires ! Ces personnes n’ont aucune limite, car au-delà du bord, il n’y a plus de limites. Ils contestent la loi, refusent l’ordre et toute contrainte. Ils veulent tous les droits mais aucun devoir.                                  D’autres s’en prennent aux biens : ils cassent des vitrines pour célébrer une victoire, ou pour dérober des articles, parfois en marge d’une manifestation. Cela va même jusqu’au biens patrimoniaux, ambassadeurs immémoriaux de notre culture immense, lieux d’histoire, de pouvoir, et de culte. Les lieux et symboles catholiques sont touchées de plein fouet. Effectivement il y’en a partout, et les églises sont laissées ouvertes toute la journée pour accueillir n’importe qui, même le plus grand des pêcheurs. Ce sont donc des proies faciles qui offrent de nombreuses possibilités de vols, de dégradation, de profanation. Les actes barbares anti-chrétiens se font souvent dans l’indifférence médiatique, l’Omerta.                                     

On détruit plutôt que construire pour avoir de l’impact, pour communiquer, délivrer un message.                                                                   

Ces barbares ne savent pas que  » la liberté n’est pas une bonne à tout faire qu’on peut exploiter impunément, ni un paravent mirobolant derrière lequel se cache de fétides ambitions. La liberté est le patrimoine commun de l’humanité. Qui n’est pas capable de la célébrer chez les autres est indigne de la posséder  » disait Raoul Follereau.  Pour eux, la prison est grande ouverte…

L’entreprise de destruction physique est une démarche dans laquelle le sujet cherche à détruire ce qui a été construit en beaucoup plus de temps, n’ayant cure des efforts fournis par les auteurs. Quant à la déconstruction morale, la démarche consiste à faire table rase du passé et du présent en démontant les pierres de l’édifice pour les remplacer par d’autres. C’est une inversion de l’ordre, des valeurs.

En continuant ainsi, la France ne sera bientôt plus qu’un souvenir, un concept vague et changeant au gré des idéologies du moment ; un concept caractérisé par un territoire décomposé, un peuple disparate, une mosaïque de cultures, ou une culture populaire sans racines locales.

Alors réveillons-nous, dénonçons à haute voix, contestons pour construire, et même si nous ne lutterons pas à armes égales face aux déconstructeurs, sachons que le sort de l’humanité est entre les mains de chaque homme. Une bougie peut éclairer toute une cathédrale et une poignée de personnes déterminées peut faire basculer une situation. Le vrai changement se fera en dehors des systèmes et des institutions, il viendra du bas, d’initiatives privées et insolentes, qui inspirent, et scandalisent l’opinion publique, et empêchent les responsables de dormir. Ce qui permet au mal de triompher c’est l’inaction des hommes de bien. L’avenir n’est pas ce qu’il se passera mais ce que nous ferons.

Gabor

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