LE GLISSEMENT N’A QUE TROP DURÉ

passeport vaccinal

Le passe vaccinal (en français) est enfin effectif ce lundi après un non-débat au Parlement où les députés présents – en minorité – votèrent pour la plupart sans broncher afin de rester en place, suivant ainsi les directives de l’Exécutif.

Sous couvert d’un État d’urgence durant depuis presque deux ans, ne portant ainsi plus son nom, ce qui a fortiori, fait passer à la trappe l’État de droit, la loi inique a été votée dans la plus grande précipitation. Ceci, en se justifiant sur l’indicateur non-représentatif de la réalité sanitaire, qu’est le nombre de cas positif, totalement décorrélé du nombre de personnes hospitalisées et en réanimation.

Les libertés fondamentales sont ainsi sacrifiées sur l’autel du risque 0, ou plutôt du 0 Covid par les nouveaux grands prêtres de la sacro-sainte vaccination. Elle aura été érigée en solution finale après que les fossoyeurs de la science et de la médecine aient réduit drastiquement, sous couvert de résorption de la dette, les moyens des hôpitaux, et prohibés les traitements efficaces. C’est sans compter sur la censure médiatique dont ont été victime les témoins de la réalité implacable, ainsi que la radiation et l’ostracisation des scientifiques trop indépendants, dépourvus de conflits d’intérêts. Tous ces lanceurs d’alerte, autrement appelés « complotistes ». 

Ces mêmes grands prêtres sermonnent les non « vaccinés » responsables selon eux de l’épidémie, et les cataloguent en se bouchant les oreilles dès qu’une réserve ou une critique est émise. Ils proposent aujourd’hui un repentir pour les fraudeurs pris la main dans le sac, qui acceptent de se faire piquer, rappelant ainsi les systèmes totalitaristes du 20e siècle.

La boîte de Pandore est bien ouverte et il n’est pas prévue qu’elle soit fermée. Elle peut désormais accueillir – dans la famille des interdictions – outre les lieux de loisir, tous les milieux professionnels, tous les actes d’achat ou opérations d’emprunt, tous les âges, tous les moyens de répression. 

Le « quoi qu’il en coûte » n’a jamais rien donné de bon. Aucune civilisation n’a suivi ce précepte.

Mais, que l’on se rassure, les restrictions vont sauter une à une, grâce à cette loi, pour les vrais citoyens : d’abord manger debout, retirer son masque dans la rue, pour enfin reprendre une vie normale. Après dix doses. Après s’être fait amputer.

Gabor

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COVID 19, UNE GESTION INJUSTE DE L’ETAT

Covid 19, une gestion injuste de l'Etat

Avec la crise sanitaire du Covid 19, l’Etat détruit la fraternité et augmente la discrimination. Oui. C’est pourtant le comble pour une République dont la devise est « liberté, égalité, fraternité », et qui prétend lutter contre les discriminations.

Il a fallu une petite pandémie pour que l’Etat crée une société distancielle et normalise le télétravail, une salutation par les coudes, l’isolement en cas de suspicion du « covid » si on est cas contact, c’est-à-dire qu’on a côtoyé quelqu’un testé positif. Alors quand on sait que la fiabilité des tests laisse à désirer, cela signifie que l’isolement repose sur des sables mouvants.

C’est-à-dire que le principe de précaution a isolé les gens, alors qu’il y’avait déjà une grave crise sociale avec 9,3 millions de pauvres[1], en 2018, 300 000 SDF fin 2020[2], d’après la Fondation Abbé Pierre, un des plus forts taux de suicide [3]d’Europe (9000), selon France 24. C’est-à-dire que pour des résultats courts-termistes, l’Etat a préféré endiguer une épidémie en enfermant les gens, le peuple, quel que soit la zone, quel que soit le segment de population, en laissant passer les immigrés. Oui, car les situations d’urgence ne s’appliquent pas au sacro-saint Espace Schengen. En fait le coût humain occasionné par les restrictions est accablant : un million de pauvres supplémentaires fin 2020[4], selon plusieurs associations et 12 millions estimés début 2022[5], 628 000 chômeurs de plus au 3ème trimestre 2020 selon le BIT[6], 730 000 destructions d’emploi selon l’INSEE rien qu’en 2021[7].

Pourtant jamais dans l’histoire de la France en tout cas, il n’y avait eu de confinement. Jamais dans l’histoire, les cultes n’avaient été interdits. Il a fallu une forte lever de bouclier pour que le Conseil Constitutionnel autorise à nouveau les cultes. Le dernier couvre-feu, lui, remontait à l’an 40.                        Jamais dans l’histoire, la population et en particulier les bien-portants n’avaient eu à mettre  un slip ou une muselière sur le visage. Un masque qui couvre la moitié du visage et qui gêne la respiration.  (pour lutter contre un virus qui provoque lui-même des troubles respiratoires). Un masque dont l’efficacité face au Sarscov 2 n’a jamais été prouvée. Un masque qui peut devenir très vite un bouillon de culture, un vivier de bactéries. Un masque qui anonymise les personnes et transforme parfois leur visage. Tout cela en nous faisant croire que c’est pour notre bien, et celui de tous, à coup de propagande.

Alors qu’avec la crise sanitaire, le principe de précaution est appliqué, qu’en est-il avec la menace du terrorisme islamiste ? Certes un plan vigie-pirate a été déployé avec des dispositifs policiers renforcés, des accès bloqués autour de certains sites touristiques. Mais il n’a jamais été question de couvre-feu ou de confinement, encore moins de fermeture des frontières. Alors pourquoi cette-fois on sacrifierait l’économie, la vie sociale, culturelle, la France ?

Par ailleurs, alors que pendant les confinements, les transports en commun étaient combles, alors qu’étaient ouverts, les grandes surfaces, les chaînes de restaurations rapides, également parées pour livrer face au couvre-feu, les indépendants et les commerces de bouches étaient considérés comme non-essentiels et se voyaient fermées. Encore un moyen trouvé par l’Etat pour créer des divisions, et susciter du ressentiment, encore une manière de fragiliser et rendre dépendant ce qui est indépendant. Plutôt que d’investir notre argent, et son temps dans le régalien, l’Etat s’immisce encore dans la vie des personnes, professionnels comme particuliers.

Ainsi la loi du plus fort était de mise comme l’expliquait si bien Jean de la Fontaine. Mais cette fois, ce n’est pas seulement la faute à la loi du marché, mais à l’Etat qui a fait du favoritisme. Ce n’est pas l’agneau qui était aidé mais le loup.

Toujours dans la famille des discriminations, le confinement a été une épreuve tout particulièrement pour les étudiants se retrouvant seul face à leur cours, voire même pour beaucoup dans leur logement ; les personnes âgées en EHPAD et maisons de retraite se retrouvant sans visite et à mourir de chagrin ; pour ceux ayant des faibles revenus, se retrouvant enfermés entre quatre murs, sans pied à terre, sans carré d’herbe fraîche. Quant à l’aide alimentaire apporté par les associations, elle a explosée.

Nous ne parlerons de la manipulation médiatique pendant cette crise : matraquage, travestissement de l’information, dictature des chiffres, occultation des faits, cela ferait l’objet d’un article ou plutôt d’un livre. Nous n’épiloguerons pas sur la gestion matérielle de la crise au niveau des masques, des tests, des lits d’hospitalisation et de réanimation. La coupe déborderait.

Ainsi l’Etat a pris des décisions pour enrayer l’épidémie selon une logique court-termiste, du « quoi qu’il en coûte. » Il a choisi le principe de précaution sur le seul plan sanitaire, reléguant au second plan tout ce qui fait la vie. Il a ainsi engendré des retombées négatives qui dureront peut-être des décennies, mais l’Etat se félicite de sa gestion, de revenir à une vie normale. C’est cela, des pompiers pyromanes, qui se font passer pour des sauveurs d’une situation à laquelle ils ont contribué. Au nom du risque sanitaire aujourd’hui, du risque environnemental demain, l’Etat aura toujours une bonne raison pour réduire nos libertés.

Gabor, 10 juillet 2021


[1] Grégoire Sauvage« Après le Covid-19, le spectre d’une épidémie de suicides en France ? », 24.

[2] Léah Boukobza, « La crise du Covid-19 aggrave l’isolement social des personnes SDF ».

[3] Grégoire Sauvage « Après le Covid-19, le spectre d’une épidémie de suicides en France ? », 2021-02-24

[4] « Dépression, suicide », Journal L’Union, 2020-11-06

[5] Denis Lapalus, « Pauvreté 2021 », Guide Epargne,  2021-07-13

[6] Sébastie Mastrandreas, « Covid : quatre chiffres choc sur l’emploi en France | Les Echos »,  2021-07-24

[7] « Dépression, suicide », Journal L’Union, 2020-11-06

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COMMÉMORATION DES 150 ANS DE LA COMMUNE

Commémoration des 150 ans de la Commune

Le samedi 29 mai, était commémoré les 150 ans du martyr de la rue Haxo à Paris. Trente religieux otages des Communards ont été exécutés, massacrés. Un pèlerinage prévu pour l’occasion se déroulait de l’ancienne prison de la Roquette  à l’Église Notre Dame des Otages. Dans le même temps, les Communards ont célébré cet événement de manière artistique et intellectuelle : avec une fanfare en certains endroits et des enseignements à d’autres, notamment à côté de l’Église Notre-Dame de la Croix.

C’est là que les Communards ont été rejoint par des policiers. Pourquoi, je l’ignore. Avaient-ils l’autorisation de manifester ? Les Communards ont alors chanté fièrement leurs chansons traditionnelles pour provoquer les policiers et assumer leur identité. La police et les CRS sont ainsi arrivé en nombre, les bombes lacrymogènes prêtent à l’emploi.
D’autres Communards, dits « antifas » se sont tout simplement autorisés à pourrir la commémoration des catholiques. Ils ont pris les étendards et ont frappé leurs propriétaires, avec. Et c’est sans compter les badauds dans la rue ou aux terrasses qui, criaient « A bas les Versaillais », injuriaient les pèlerins et maudissaient les symboles religieux, sûrs de leur droit au blasphème.                                                                        

Dépassée les agents de sécurité du diocèse et l’unique policier n’ont pu contenir tous les assauts et le cortège de catholiques a dû se réfugier dans l’Église Notre-Dame de la Croix pour la suite de l’évènement. Dans cet embrouillamini, il était difficile de distinguer les différentes factions : les « antifas » venus pour en découdre et les « chacals », présents sur place, qui profitaient de leur présence pour renchérir.                

La célébration s’est ensuite déroulée comme il se doit, sans trouble-fêtes, dans la paix et le recueillement, tournant et invitant les fidèles à l’espérance.
La police venue en renforts a enfin de compte demandé à ce que la sortie se fasse de manière échelonnée et que les pèlerins dissimulent leurs signes religieux ostentatoires.
Ainsi l’état se plie devant des fascistes qui ne supportent pas, intimident et brutalisent les catholiques. Pourtant, le ministre de l’Intérieur a déclaré publiquement dans la foulée que les religions avaient droit de cité dans l’espace public. Les paroles et les actes sont quelque peu déconnectés. Mais nous ne sommes pas à un mensonge près de la part de l’État.


Il est ahurissant que ceux qui commémorent la persécution des martyrs victimes des Communards, soient 150 après persécutés, et ce même par le grand public.
Et pourtant ceux sont les catholiques pris pour des intégristes – alors que c’était organisé par le diocèse de Paris – qui sont traités de fascistes, car ils arborent des bannières et prient dans la rue.  Mais qui sont les vrais fascistes ? On se demande.
Une de mes interlocutrices qui passait devant le point chaud de la manifestation les a même assimilés au Ku Klux Klan après avoir crié « à mort les catholiques ». Véridique. Mais elle s’est excusée pour cet appel au meurtre banalisé.
Une autre passante me dit qu’ils font un acte politique, car ils manifestent dans la rue, en ajoutant que les séparatistes ceux sont eux.

Un agglomérat d’amalgames, de raccourcis et d’apriori sont mis sur la table par ceux qui revendiquent la tolérance, l’ouverture d’esprit. C’est le comble.

Gabor

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SOCIÉTÉ DU ZAPPING

Société du zapping

Notre société ultra-rapide, et aux sollicitations multiples porte au zapping. Elle ne laisse pas de place pour approfondir et prendre le temps.

La télécommande est le symbole, par excellence, du zapping, d’une chaîne à l’autre. Elle a ouvert la voie à de nombreux autres.

Les multiples contenus proposés sur les plateformes de divertissement, que ce soit de la musique, des vidéos, des films, ou séries invitent à jongler de l’un à l’autre. D’autant que les derniers contenus sont mis en avant, et que des contenus convergents sont proposés, parfois en lecture automatique. 

Les outils numériques conduisent à une utilisation multitâche. L’interface utilisateur sur ces appareils permet de faire plusieurs choses à la fois : écouter de la musique, suivre les résultats de plusieurs matchs, et de faire ses comptes par exemple. Comme si faire une chose à la fois était une perte de temps, et ennuyeux. Pourtant de nombreuses études neuroscientifiques stipulent que cela réduit la performance, et finalement fait perdre du temps. Ainsi au nom de l’optimisation du temps ou du divertissement, le zapping triomphe. Mais toutes les choses sont-elles nécessaires ? 

La presse, les médias traitent les faits divers de manière isolée comme des événements imprévisibles sans causes. Ils ne sont que trop rarement associés ou analysés de manière phénoménologique. Car oui la somme de dizaines, voire de centaines de faits divers constituent un phénomène. Lorsqu’il s’agit de faits extrêmement graves, qui suscitent l’émoi et qui ont une retombée médiatique considérable, une enquête est menée. Mais les médias ne reviennent que rarement dessus et de manière superficielle. Ils sont passés à l’autre fait divers du moment ou à la crise en toile de fond. 

L’homme moderne a une propension à être toujours occupé dans sa vie et ses activités, à combler les trous, et à ne pas laisser de temps de flottement, d’espace pour explorer et créer.

Dans ce sens, le prophète-écrivain anglais Chesterton déclarait en 1930 : « Désormais quand les gens vont d’écrasement en écrasement et de foule en foule, ils ne découvrent jamais les joies positives de l’existence. Ils sont semblables à des hommes perpétuellement affamés, parce qu’ils ne digèrent jamais. »

Les relations sont souvent expéditives et superficielles qu’elles soient sentimentales, ou amicales.

Sur le plan sentimental, la culture ambiante invite à multiplier les expériences pour se découvrir et se faire plaisir. Les plates-formes de rencontre Tinder et Gleeden en sont les symboles. Symboles du zapping sexuel. 

Sur le plan amical, souvent les conversations en groupe reposent sur des sujets qui restent en surface. Comment vas-tu ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Le nombre de relations n’aide pas à approfondir. L’exhortation ambiante à se faire un réseau pour développer son influence, et s’ouvrir des portes, privilégie la quantité sur la qualité des relations. Les SMS et Messenger favorisent une communication écrite en survol. Les réseaux sociaux invitent à la culture du nombre – d’amis, de followers, d’abonnés – et du buzz, détournant ainsi la relation de sa finalité et de sa fonction, et la rendant auto-centrée. 

Chesterton disait encore : « Si les hommes étaient honnêtes avec eux-même, ils s’accorderaient à dire que les liens sociaux véritables, même avec ceux qu’ils aiment, paraissent souvent étrangement brefs, sans souffle, contrariés ou sans conclusion. La société est une pure et simple façon de transformer les amis en connaissance, le vrai profit n’est pas de rencontrer nos amis, mais de les avoir rencontrés.

Il en va de même pour tout. Le vrai profit est-il de faire un maximum de choses, sans répit, ou d’aller au bout et au fond des choses ?

Ainsi, que ce soit dans nos activités, nos rencontres, le traitement médiatique, la vie ressemble à un immense divertissement.

Gabor

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SOCIÉTÉ DE L’ARTIFICE

Société de l'artifice

Aujourd’hui, la réalité n’est que trop sacrifiée sur l’autel de l’apparence.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les « pauvres » portent des marques, changent souvent de tenue, mettent beaucoup d’argent dans leurs chaussures, et ont le smartphone dernier cri.  Même les personnes à la rue sont équipées pour 70% d’entre eux de smartphone !!!! Sans doute parce que le smartphone permet beaucoup de choses et paraît indispensable. Pour les personnes aux faibles ressources, les vêtements renvoient une image positive d’eux-mêmes qui les rassurent, et masque leur précarité. Ces équipements sont perçus comme plus utiles que la culture, une nourriture saine, ou l’épargne. C’est une question de priorité.

A Paris, la ville Lumière, les édifices clinquants, aux couleurs fastes et chamarrées, manifestent l’éclat, l’opulence, alors que 2 millions de rats pullulent. D’innombrables devantures de magasins, de tours de sièges d’entreprises sont illuminés en permanence pour montrer leur existence et consomment de l’électricité sans interruption alors qu’on nous bassine qu’il faut éteindre la lumière, alors que des gens mendient, pour manger un quignon de pain, et n’ont pas d’endroit où reposer la tête.

Les Starlettes qui défilent sur tapis rouge, dans les strates et les paillettes aiment beaucoup s’illustrer par leur apparat. Ils s’expriment davantage par le paraître que l’être. Voilà ce qu’en pensait Baudelaire « Fiers mignons, malgré l’art des poudres et du rouge, vous sentez tous la mort, ô squelettes musqués, antinoüs flétris, dandy à faces glabres, cadavres vernissés, lovelaces chenus, le branle universel de la danse macabre, vous entraîne vers des lieux qui ne sont pas connus ».

Les discours politiques sont davantage des concours d’éloquence, des numéros d’équilibristes, ou des morceaux de flûte qu’autre chose. Les orateurs ne cherchent pas à dire la vérité, mais à occulter ce qui dérange, à se justifier devant le peuple et à rassurer.

La vie organique cède de plus en plus la place à la vie synthétique. Que ce soit le corps, la nourriture, les vêtements, la musique, pour ne citer qu’eux.

La nourriture n’est que trop souvent emballée dans des sachets plastiques, ou dans d’autres contenants après avoir été traitée, transformée, parfois boostée avec des hormones ou génétiquement modifiée, ou encore aromatisée et truffée de colorants.   

Les vêtements sont de plus en plus composés de fibres synthétiques pour leurs propriétés intéressantes ou uniquement pour leur prix bon marché. Le marché des chaussures en particulier où le synthétique a croqué des grosses parts à la matière organique comme le cuir ou le daim. Sans doute parce que le marché des baskets a explosé. Quand on sait que la matière synthétique est issue du pétrole, et que l’industrie textile est une des plus prospères, il y ‘a de quoi s’inquiéter pour l’environnement.

La musique proposée à la masse n’est bien souvent qu’un assemblage de sons prémâchés (les échantillons, les boucles) et lissés par une machine (par l’autotune, la masterisation). Le synthétiseur est l’instrument symbolique et éponyme de ce phénomène.

La cosmétique est un marché considérable, associé à la beauté mais qui est plus justement le marché de l’artifice : maquillage, rouge à lèvres, fond de teint, mascara sont les ingrédients pour enjoliver les visages, masquer les imperfections et ainsi tromper les apparences

Il en va de même pour le corps en général : arrangé, remodelé, plastifié avec du silicone, liposucé, pour changer son aspect, gommer les défauts, retirer du gras. 

Il en va de même pour la décoration intérieure, si souvent aménagée avec des matériaux d’imitation, que ce soit le bois, la brique, la pierre et le marbre pour une cheminée, du parquet, un mur, ou n’importe quel mobilier.

L’argent, l’économie sont artificiels : les banques centrales font tourner la planche à billet. L’argent est donc créé sur du vide et permet de prêter aux états, qui prêtent aux banques privées qui prêtent aux entreprises, aux particuliers pour investir et consommer. C’est la vie à crédit, et c’est totalement artificiel. Ainsi la vie, l’économie, quels que soient les indicateurs de performance s’appuient sur de l’argile. Quand bien-même l’économie d’un pays serait en bonne santé, cela n’empêcherait pas la dette de dépasser la richesse produite. Et un jour il faudra la payer.

Enfin, je crois que tout cet apparat, ces faux-semblants sont trompeurs. En cherchant l’éclat, le prestige et la beauté, pour être reconnu, admiré, ils manifestent l’opulence et l’indécence.  Ils masquent un vide intérieur. Quand ils croient exprimer la beauté, ces artifices ne sont qu’esthétique. Car « la beauté est la splendeur de la vérité ». Elle ne procède pas de l’erreur et du mensonge. En imitant, en travestissant la réalité, ces artifices mentent aux hommes.

Gabor

https://www.solinum.org/wp-content/uploads/2019/09/Pr%C3%A9carit%C3%A9-connect%C3%A9e-Etude.pdf

Fibres et tissus synthétiques

 

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VÉRITÉ, LIBERTÉ, SÉCURITÉ

Vérité Liberté Sécurité

Aujourd’hui liberté et sécurité s’entrechoquent dans le monde physique.  Les deux se phagocytent : plus de liberté compromet la sécurité, et un surcroît de sécurité amoindrit la liberté. Pourtant Benjamin Franklin disait la chose suivante :« Un peuple prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux » Benjamin Franklin

On se sent en sécurité quand on est tous enfermé chez, soi, qu’on porte un masque. Mais on n’est pas libre. On se sent libre quand on flâne dans la rue jusque tard le soir, qu’on s’agglutine dans des restaurants, des salles de spectacle, mais on se sent en danger. A cause d’un virus, de terroristes, d’agresseurs du quotidien.

Mais plus profondément qu’est-ce que la sécurité ? C’est manger des friandises entre les repas par peur d’avoir faim. C’est zapper sur les réseaux sociaux et essayer de faire du buzz avec des contenus frivoles par peur d’être oublié, pour essayer d’exister. C’est faire la fête sans rien célébrer, par peur d’être seul, et de se coucher. C’est coucher avec elle ou lui sans connaître son prénom par peur de passer à côté de quelque chose. C’est chercher à engranger un maximum d’argent pour se sentir en sécurité et puissant : c’est le pouvoir d’achat. C’est dépenser excessivement pour suivre des modes, qui nous rassurent car on fait comme les autres.

Ces sécurités sont superficielles. Elles ne durent pas, elles satisfont mais ne rendent pas heureux. Ces fausses sécurités appellent à toujours plus, et ne comblent jamais. Elles rendent esclaves et privent ainsi de liberté.

Mais qu’est-ce que la liberté ? L’écrivain André Gide disait : « il nous faut retrouver le sens de la liberté : la liberté n’est pas la liberté de tout faire, mais la possibilité de faire ce qui est bon pour moi. Ainsi la liberté implique en elle-même un renoncement, un deuil. Ainsi être libre, c’est sortir de cette alternative, de ces possibilités infinies pour choisir le Bien qui me construit. » Dans ce sens Raoul Follereau s’exclamait « Attention ! la liberté n’est pas une bonne à tout faire qu’on peut exploiter impunément, ni un paravent mirobolant derrière lequel se gonflent de fétides ambitions. » Dietrich Bonhoefer disait quant à lui : « Si tu pars à la recherche de la liberté, apprends avant tout la discipline de tes sens et de ton âme. […] Personne ne sonde le mystère de la liberté, si ce n’est dans la discipline. » « La liberté commence où l’ignorance s’arrête » déclarait Victor Hugo.

Ainsi la liberté n’est pas un chemin de facilité, de plaisirs infinis, synonyme d’indécision. La liberté se travaille, se construit, se mérite. Elle demande une sagesse, une discipline. Une sagesse pour savoir ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, discipline et force, pour passer à l’action.

Cela va même plus loin, la liberté prend toute sa mesure avec la Vérité. « La Vérité vous rendra libre » proclamait Saint Paul. Mais qu’est-ce que la Vérité, avec un grand V ? La Vérité c’est savoir et agir comme si les idolâtries du monde moderne – orgueil, Mamon, luxure, gourmandise, et tant d’autres – étaient vaines, et enchaînent.  C’est vivre délesté de toutes ces chaînes, des inclinations naturelles de la chair et de l’esprit, en sachant que la mort n’est qu’un passage jusqu’au pays de l’Eternelle Jeunesse où accueillis par le Père nous ressusciterons. Et cela change tout.  Pour cela il faut la foi.

La vraie raison pour laquelle l’homme n’est pas libre. La raison pour laquelle, il se munit de fausses sécurités, la voici : parce que la mort lui semble définitive, et qu’il essaie de prendre un maximum tout de suite, ce que peut lui offrir la vie, pour profiter. C’est cela, profiter de la vie.

Avec la foi, on change de paradigme : Dieu a promis la vie éternelle pour ceux qui feront sa volonté. Pour cela il faut le mériter en se sanctifiant. On sait que Dieu nous exhorte à vivre selon l’Esprit : charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance.  Cela induit un renoncement des convoitises de la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, meurtres, colère, envie, divisions, sectarismes, rivalités, orgies et beuveries et tous les excès du même genre. En ayant en tête les biens du Ciel, on relativise les biens éphémères de la Terre. 

Ainsi, il ne suffit pas d’abattre les miradors, de déposer les armes, ou ouvrir les prisons pour acquérir la liberté tant chérie et proclamée.  Encore faut-il ne tomber dans ses mirages.

Gabor

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LA VIE PAR PROCURATION

La vie par procuration

Après l’innovation majeure de la télévision qui s’est immiscée dans les foyers, dans le salon puis s’est démocratisée en s’introduisant dans les chambres, une autre innovation majeure a vu le jour : l’ordinateur.

Pour le meilleur et pour le pire.

Mais c’est le développement d’Internet qui a donné toute sa mesure à l’ordinateur qui a révolutionné la vie de milliards de personnes en quelques années.

Si l’écran est plus petit que l’écran de télévision, l’ordinateur est encore plus captateur, attractif. Ce cerveau surpuissant permet d’augmenter sensiblement la vitesse des télécommunications, la vitesse de l’exécution des tâches et peut permettre ainsi d’augmenter la productivité. Il offre grâce à un accès Internet, à une jungle de données qui captent facilement notre attention et dont il est difficile de démêler le vrai du faux, le fiable du douteux.                                              Le décorum des ordinateurs, à la fois dans sa structure physique et son design interne, ont pour but de nous attirer comme des aimants. C’est neuro-ergonomique. C’est ainsi que l’ordinateur et ce qui gravite autour tel que les tablettes et les smartphones, nous dispersent.

Il y a 20 ans, presque personne n’utilisait cet outil, aujourd’hui plusieurs milliards, du fait de son accessibilité technique et financière. Il en va de même pour le smartphone, petit bijou de technologie qui a fait son apparition en 2010. Plus de 5 milliards en sont équipés aujourd’hui. [1] La population mondiale passe environ 7 heures par jour à la fois sur ordinateur et sur smartphone.[2]

L’usage de ces outils pour travailler, écrire, compter, faire des démarches administratives permet de gagner un temps considérable dans la mesure où on sait l’utiliser. Ainsi, on peut facilement se passer de l’indispensable autrefois : papier, stylo et livre physique. 

En effet, ils nous permettent d’aller à toute vitesse, en passant d’une fenêtre à l’autre en copiant collant, et en recherchant un mot clef en une fraction de seconde. Mais également de faire plusieurs choses à la fois, écouter de la musique, de faire ses comptes ou rédiger un texte, tout en suivant les résultats de plusieurs matchs. L’usage de ces outils n’est pas étranger à la compulsivité, car si dans la vie réelle les choses ne suivent pas ce rythme, on peut vite s’impatienter, s’agacer.

Ainsi, en plus de remplacer des activités telles que le sport, la lecture, la prière, cet outil a tendance à combler tous les trous, et transitions de la journée comme les toilettes et les transports en commun… Il vient aussi s’immiscer dans les repas, selon un usage individuel. Repas qui traditionnellement sont pourtant des moments de communion et de réjouissance collective. Ne parlons pas de ceux qui ont délaissé leur vie réelle pour une vie numérique avec des jeux vidéos de rôle et des séries à n’en plus finir.

En respectivement 20 ans et 10 ans, l’ordinateur et le smartphone se sont totalement imposés dans le paysage de notre société. Ceux qui ne les ont pas adoptés sont marginalisés : en atteste le passage au tout numérique, qui oblige à passer par Internet et ses supports pour faire ses démarches administratives, payer ses impôts. Ceux qui maîtrisent mal ces outils et ses mystères sont handicapés. Le numérique a donc crée des handicaps. Cependant, il accompagne aussi les handicapés qui ne peuvent pas se déplacer, les entreprises dans leur communication, leur vente, en particulier avec cette crise sanitaire.

Mais tout de même, ces outils se sont installés insidieusement, sans qu’on soit prévenu. Qui pensait il y a 20 ans, qu’on ne pourrait plus s’en passer ? Qui aurait cru que nous passerions sept heures par jour les yeux rivés sur un écran à quelques dizaines de centimètres de nos yeux. Qui aurait cru que ce serait la norme d’être équipé d’un ordinateur et d’un smartphone et que ceux qui n’en n’ont pas sont des OVNI ? Qui aurait cru que l’ordinateur, que le smartphone deviendrait une prothèse avec ses applications et logiciels qui accompagnent voire remplacent notre réflexion et notre mémoire.  

C’est ainsi que se pose la question de la réflexion et de la culture. Avec les appareils numériques, il est facile de croire qu’ils font tout le travail à notre place pour calculer, se retrouver dans l’espace, pour se souvenir de notre programme, pour avoir sous la dent n’importe quelle information. 

C’est oublier qu’il fait avoir une certaine culture et un esprit critique pour discerner ce qui est faux, de ce qui est juste, pour ne pas être totalement dépendant de ces appareils, et ainsi être rivé dessus en permanence ou démuni lorsqu’il n’y a plus de batterie ou Internet.

Enfin, ces outils sont à l’origine de problèmes de santé publique. Ce sont des barrières à l’endormissement par la lumière qu’ils génèrent et la spirale infernale dans laquelle ils peuvent entraîner.  Et nombreux sont les troubles ou les pathologies qu’ils occasionnent du fait d’une utilisation prolongée, à court ou plus long terme. Fatigue oculaire, générale, maux de tête, troubles musculosquelettiques, cyberdépendance et tant d’autres[3]. Une discipline dans l’utilisation de ces appareils et des mesures de précaution paraissent donc indispensables.

En définitive ces outils numériques à travers lesquels on écrit, on écoute, on voit, on vit, peuvent être d’excellents appuis.  Mais la vigilance doit être de mise pour ne pas vivoter avec eux, pour ne pas vivre à travers eux. Pour ne pas vivre par procuration.

[1] Samira, « Chiffres clés 2020 sur les utilisateurs internet, mobile et réseaux sociaux dans le monde (+ France) », Blog E-Works, 2020-02-18

[2] Sophie Amsili, Florian Maussion, « L’usage d’Internet dans le monde en cinq chiffres », Les Echos, 2019-02-09

[3]  Marysha Resh « 10 problèmes de santé causés par l’utilisation d’un ordinateur », Le Bien-Etre Pour Tous, 2019-08-21

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LIBERTE D’EXPRESSION ARBITRAIRE

liberté d'expression arbitraire

Aujourd’hui de nombreuses luttes sont engagées pour protéger les minorités en France, et plus largement en Occident.

La lutte contre l’islamophobie, la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie étant particulièrement importante et médiatisée. Celle contre le racisme et la xénophobie sont actives depuis les années 80 [1]avec l’élection de Mitterrand, à travers des associations telles que SOS Racisme et la LICRA qui œuvre également contre l’antisémitisme à l’instar de la Ligue Anti-diffamation, déjà depuis les années 70[2]. Celle contre l’islamophobie est menée à partir des années 2000 par des mouvements tels que le Collectif contre l’Islamophobie[3], dissoute récemment. Celles contre l’homophobie est menée par les associations LGBTQ depuis les années 70 également. [4]

Ces causes sont soutenues par la gauche qui a pris sous son aile des nouveaux publics autres que les ouvriers : les musulmans, les étrangers, les homosexuels. Aujourd’hui, les associations revendicatrices, sont très écoutée par le pouvoir, car elles ont de forts moyens de pression.

Ces néologismes, islamophobie, xénophobie, homophobie, ainsi que les termes de racisme, et d’antisémitisme sont utilisés à tour de bras pour mettre à l’index, criminaliser ceux qui ne sont pas au diapason de la pensée unique. Mise en garde sur les menaces ou incohérences de l’islam ? Islamophobie. Critique sur la politique migratoire ? Xénophobie. Si l’on regarde le vrai sens du mot, ce n’est plus seulement un délit d’opinion, mais un délit d’émotion ! C’est absurde. Ces termes sont donc décalés par rapport au sens qu’on leur donne, à moins que la répression aille même jusqu’à nos émotions.

Derrière l’appareil judiciaire est actif pour engager des poursuites contre ceux qui osent dire un mot de travers sur l’immigration, l’islam, l’homosexualité ou plutôt l’homosexualisme : promotion des pratiques et identités autres que l’hétérosexualité.

Plutôt que de défendre la majorité, le système défend certaines minorités triées sur le volet pas plus victimes que d’autres minorités ou que la majorité. Qui des personnes handicapées, à la rue, des catholiques ?

Parallèlement, les chiens de garde de la bien-pensance n’aboient pas quand le christianisme est traîné dans la boue. Effectivement, en France, et même plus largement dans le monde, le christianisme est extrêmement attaqué.                                                                                            Les médias dominants ne parlent pas lorsqu’un cimetière est profané, ou qu’une église est vandalisée. Où sont les arbitres autoproclamés de la liberté d’expression lorsque le nom de Dieu, la personne de Jésus ou son image est blasphémé à l’écrit ou par des œuvres « d’art » comme ce fut le cas avec la photographie « Piss Christ », la pièce de théâtre où il fallait envoyer des tomates sur l’image de Jésus, les films qui ricanent sur l’Eucharistie, ou qui travestissent Jésus.

Où est la tolérance tant prônée par les tenants de la société, dans la culture ambiante, ou le simple respect pour une religion et ses fidèles ?

Il est vrai que les critiques peuvent avoir des formes très différentes : elles peuvent être d’ordre rationnel en traitant le fond ou émotionnel en exprimant des sentiments négatifs légitimes, mais également sur le ton de l’ironie, du sarcasme pour provoquer, décrédibiliser, humilier. C’est là où le bât blesse.

Quand y aura-t-il une cohérence dans le traitement médiatique et judiciaire de ces cas ?

J’ai plusieurs éléments de réponse.

Le premier est que dès que l’islam est attaqué ne serait-ce que rationnellement, il y a un déchaînement de violence sur les réseaux sociaux, une multitude de menaces de morts…. Cela fait donc pression sur le pouvoir.

Le second est qu’il y a un réseau d’association LGBTQ extrêmement puissant avec d’énormes moyens financiers. Beaucoup parlent d’un lobby. Tentaculaire, il influence les médias, le monde de la culture et peut traîner en justice quiconque le met en cause.

Le troisième est que les ONG et associations immigrationnistes, décolonialistes ou dites antiracistes au sein d’un réseau bien huilé, font du lavage de cerveau à leurs bénéficiaires et ont d’énormes moyens financiers grâce à certains philanthropes malveillants.

Le quatrième est que le catholicisme ne bénéficie pas de toutes ces protections, ces garde-fous et son Église n’encourage pas le ressentiment, la vengeance. D’autant que le catholicisme incarne une ligne de conduite et des valeurs aux antipodes de l’esprit de la société, coupée de ses repères et qui a fait voler en éclat la morale. Ce catholicisme est une digue encombrante face aux idéologies mortifères et face à la société de marché.

L’arbitraire du système en a décidé ainsi : les différentes opinions, déclarations ne sont pas logées à la même enseigne.

Ainsi le déchaînement est permis dans un cas particulier et l’autocensure doit être de mise dans certains cas, au risque d’être foudroyé sur place.

[1] « Préparation », SOS Racisme Wikipédia, 2021-05-14

[2] Finkelstein, Norman. Beyond Chutzpah: On the Misuse of Anti-Semitism and the Abuse of History, University of California Press, 2005, p. 21-22.

[3] « Introduction », Islamophobie Wikipédia, 2021-05-28

[4] « Lutte contre l’Homophobie », Homophobie Wikipédia, 2021-05-07.

Gabor

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LE SPECTRE D’HITLER

Le spectre d'Hitler

Aujourd’hui Hitler est encore très présent dans les esprits. Son nom est invoqué pour discréditer, diaboliser ceux qui pensent différemment. C’est un procédé rhétorique au même titre que, réactionnaire, fasciste, complotiste, qui vise ceux qui pensent différemment, à droite dans l’échiquier politique. Pourtant le nazisme est une idéologie de gauche au même titre que le communisme : le national socialisme. La droite n’a pas l’apanage du nationalisme, et n’a pas forcément cette coloration.

Le nom d’Hitler est régulièrement mis sur la table dans une discussion, en particulier dans des  débats animés. On parle du point Godwin. Cela s’explique probablement par le fait que dans nos sociétés occidentales, il est le parangon du mal brut. C’est étonnant car cet homme élu a un bilan politique, humain épouvantable, certes, mais il n’a rien inventé. Quel modèle les nazis ont pris pour liquider les opposants en tous genre ? Du Régime de la Terreur en France. De qui se sont-ils inspirés pour les camps de concentration ? Les communistes, qui eux-même ont repris les pontons de Rochefort de la Terreur françaises. De qui se sont inspirés les SS ? La Tchéka, anciennement le Gépéou. Rappelons que l’autre idéologie contemporaine a un bilan humain encore bien plus lourd : 100 millions de morts.  Si le nazisme est tant invoqué, c’est sans doute parce que l’Europe de l’Ouest n’a pas connu les affres du communisme comme en Europe de l’Est ou en Asie, durant ses heures les plus meurtrières.

Aujourd’hui le nazisme – dont la vision suprématiste de la « race » qui englobe un certain peuple et une certaine culture a conduit notamment à l’organisation de l’élimination du peuple juif, et de son patrimoine culturel en Pologne – est revenu au grand jour, non pas comme le font croire certains médias mainstream qui utilisent ce terme pour discréditer des patriotes et des lanceurs d’alertes. Mais par les mondialistes dont l’un des buts est le multiculturalisme et le métissage via la tsunamigration.  La finalité est  la destruction des peuples et des cultures, en l’occurrence la race blanche et la civilisation européenne  sans l’usage de la violence.

Cela a commencé par l’élimination du sens de Dieu chez le peuple, de la pratique religieuse, via la société de consommation qui prétend combler tout homme. Via l’école publique qui n’apprend pas le catéchisme et culpabilise l’européen, l’homme blanc, à l’instar des médias mainstream, ou de l’industrie du divertissement, qui l’abreuvent d’une culture aseptisée, décadente, sans racines locales. Cette sous-culture est doublée de celle des arrivants : l’islam qui est la plus significative, la plus péremptoire, la plus conquérante. En effet, la nature a horreur du vide.

Par ailleurs, un plan d’action est mené pour fragiliser des familles locales en promouvant le fémiminsme, le carriérisme, l’individu et ses plaisirs plutôt que la famille avec ses joies et ses devoirs, à travers le soft power : industrie du divertissement, les publicités ; en promulguant des lois : avortement, manipulation de la vie ;  en augmentant la précarité par des choix politiques courts termistes au service davantage des multinationales et des banques, que des plus petites entreprises et des salariés : cela conduit à une baisse importante de la natalité, comme l’a bien montré récemment la crise sanitaire.

Parallèlement, le mondialisme et à l’œuvre, en déportant d’autres peuples via un trafic humain bien rodé avec d’un côté les ONG oeuvrant dans les pays sous-développés, faisant du lavage de cerveau, invitant les habitants à prendre le large en Occident en leur faisant miroiter l’Eldorado, les passeurs qui endettent les migrants et les parquent dans des embarcations de fortune, les ONG qui envoient des pavillons au large pour aller chercher les « Bac +5 » en détresse, les frontières surveillées par seulement 1500 employés de l’UE, une non-vérification des déboutés, une culpabilisation des français qui ont tout, sur le dos des « pauvres » et qui ne seraient pas assez accueillant, une glorification des arrivants considérés comme des « chances » des « richesses », la loi du regroupement familial, et du droit du sol, qui crée un appel d’air, à l’instar du système d’assistanat extrêmement généreux, des associations locales aidant sur le court terme les immigrés, et cupabilisant les français victimes de tous les maux, et bien sûr les médias qui jouent sur l’émotion, masquent et travestissent la réalité.

A la manœuvre, il y a des dirigeants politiques, un réseau d’ONG favorables à une société ouverte et liquide, où tout se vaut, et le soft power, c’est à dire l’industrie culturelle et la classe médiatique. C’est sans compter la haute finance internationale, qui joue aux magiciens avec l’argent.  Ils sont partouts, dans les arcanes du pouvoir, parfois invisibles, ce sont les mondialistes.

Le génocide juif d’hier était terriblement efficace, industriel, manifeste. Celui d’aujourd’hui, européen est plus sournois et est doublé d’un mémoricide. Il est aussi industriel sous certains aspects. Il procède d’une destruction culturelle, d’un récession démographique interne, et d’une importation démographique et culturelle considérable. Il a déraciné des millions de personnes, amoindri la qualité de vie de dizaine de millions de locaux, appauvri des centaines de millions,  divisé la population comme jamais, affaibli encore et perverti une des plus brillante civilisation de l’Histoire.

Alors que certains diront qu’il s’agit d’une théorie fumeuse, d’un fantasme de l’extrême droite, de complotisme, je répondrai que ce raisonnement s’appuie sur des  faits, non pas isolés mais phénoménologiques. Il suffit d’ouvrir les yeux et d’activer sa mémoire.                                                           

A ceux qui parlent de négationnisme quand certains remettent en cause la Shoah, et notamment les chambres à gaz, je leur dit la même chose. La différence c’est que ce génocide et ce mémoricide est en train de se passer, et que se voiler la face ou ne rien faire c’est être complice.

Gabor

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LA PEUR DU SILENCE

La peur du silence

Mon RER s’arrêta à Auber, et je me rendis à l’Eglise Saint Louis d’Antin, qui fait face à un temple commercial : Pinault Printemps, qui déborde de décibels néolithiques servies par une électronique sophistiquée. Une longue queue attend patiemment son tour  pour chiner, dénicher des bonnes affaires.

J’entre alors dans l’église où règne le calme et la sérénité. L’atmosphère jure totalement. Une minute après mon entrée, la messe commence. On sent que l’attention n’est pas la même, d’ailleurs, à côté c’est davantage une tension. On entend encore sporadiquement le brouhaha du temple voisin. Lorsque je regagne la sortie, la situation extérieure est la même : bruyante, futile.

Je me rendis ensuite pour effectuer mes achats moi aussi, en arpentant les rues , davantage dans le calme. Je jette mon dévolu sur Minelli puis André. La musique là aussi est omniprésente. Je souhaite en finir rapidement. Je suis quasiment le seul client, loin du troupeau de consommateurs. Mais j’en sui moi-même un, pour un temps. Il y a l’embarras du choix. Je réussis à dénicher rapidement des chaussures à mon goût et adaptées mais le choix est difficile car beaucoup me plaisent. Alors ma présence se prolonge tandis que la fièvre consumériste me gagne avec la musique tambourinante et sempiternelle, et le masque étouffant.

Je ne comprends pas qu’on impose à un client de la musique d’une telle intensité. Certes pour une fois la musique me plaît, mais je n’ai rien demandé.  Cette atmosphère est tourbillonante, elle gêne la concentration et compromet la réussite de mon achat ! Je parviens à choisir deux paires, sûr d’affaire réalisé une bonne affaire.

Alors plusieurs questions me viennent sur ces deux expériences. Qu’aurait dit mes grands-pères dans ces conditions ? Je crois qu’ils auraient pris leurs jambes à leur cou. Faut-il nécessairement de la musique pour que les clients se sentent attirés pour rentrer ou rester dans un magasin ? Faut-il nécessairement de la musique pour le personnel pour donner de la saveur à leur journée de travail ? En fait peut être qu’un peu de musique aurait du bon, ou simplement un fond sonore. Mais de la musique permanente dans laquelle on est immergée, non. Pourtant mélomane, j’étais gavé, car ce n’était pas vraiment de la musique mais du bruit.

Rien n’est mauvais en soi, mais tout excès dessert. On n’apprécie vraiment les choses que lorsqu’on les tempère.

Je crois que ce remplissage par le bruit et la musique est  révélateur d’une peur du silence dans notre société : la crainte de se retrouver seul face à soi-même, sa finitude, ses contradictions. C’est une fuite de la réalité. Pourtant le silence, ne serait-ce que par petites touches, permet d’écouter son âme, de se voir comme on est dans ses limites, de se recentrer, pour vivre l’instant présent, et se renouveler.

Gabor

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